/http%3A%2F%2F1.bp.blogspot.com%2F-D83tBcc3XZs%2FT_FxdBBed1I%2FAAAAAAAACQg%2F47kNMYqgRUw%2Fs320%2F1964-Sigle-ORTF.jpg)
Pendant ces cinq ans de Présidence Sarkozy, je me suis « amusé »
ou « indigné » des multiples petites taxes ou impôt créé par notre
gouvernement productif « qui
n’a rien foutu ». Je crois qu’au dernier décompte, j’étais arrivé à 51…
Aussi, quand ce week-end j’ai eu vent de l’annonce d’Aurélie
Filippetti d’étendre
la redevance
télé
aux écrans d’ordinateur, je me suis dit : « tiens !
Ca continue. »
Mais je ne suis plus un blogueur d’opposition.
Bien sûr, je pourrais jouer au parfait petit soldat et faire
un billet pour en trouver des justifications. Tiens ! A la « Sarkozy » :
« Je ne vois pas pourquoi des gens ne
paieraient pas alors qu’ils peuvent regarder ces chaînes. »
Mais j’en ai marre. Déjà. D’ailleurs, les débats que j’ai pu
suivre étaient aussi affligeants que d’habitude avec toujours les mêmes qui se
demandent pourquoi ils paieraient pour des chaînes qu’ils ne regardent jamais
et d’autres qui gueulent parce que l’essentiel de France 2 et France 3 est de
concurrencer TF1 et M6.
La redevance est devenue une taxe obsolète. Il faut la
supprimer et surtout ne pas en augmenter l’assiette, surtout si c’est pour
récupérer uniquement une vingtaine de millions d’euros sinon le rôle de « blogueur
de majorité » va devenir grotesque.
J’aimerais d’ailleurs savoir combien ça coûte de récupérer
le pognon complémentaire. On a probablement une des taxes avec un des pires
rendements, si tant est qu’on pouvait qualifier le rendement d’une taxe…
En tant que contribuable, je trouve parfaitement normal que
mes impôts servent à payer des crèches que je n’utilise jamais, ne répondant
plus aux critères, des écoles que je paye une fortune alors que je n’ai pas de
môme. Je trouverais parfaitement normal qu’ils servent également à payer un
service public de l’audiovisuel (même si j’ai le droit de m’interroger sur le
fait qu’ils doivent aussi servir à subventionner « Plus belle la vie » !).
Je trouverais donc parfaitement normal qu’un des postes de
dépense de l’état tourne autour de l’audiovisuel public et donc de son
financement. Je trouverais parfaitement normal que mes impôts soient utilisés
pour l’alimenter.
Aussi, je « propose » de supprimer une taxe, la
redevance, dont les revenus sont directement associés à un poste, l’audiovisuel
public, et de prendre sur le budget de l’état pour la remplacer, ce qui
nécessiterait évidemment une augmentation de l’impôt.
En tant que gauchiste, s’il y avait une augmentation de l’impôt,
je préfèrerais évidemment que ce soit un impôt juste qui soit augmenté, comme l’impôt
progressif sur le revenu.
Tuer la redevance télé aurait deux avantages techniques :
le premier serait de supprimer les charges qui vont avec pour toucher le
pognon, vérifier l’équipement des gens, … et le deuxième d’arrêter toutes les
polémiques débiles qui vont avec. Le principal avantage sera afin d’admettre
que l’état et son budget contribue à l’audiovisuel public et non que des braves
gens sont obligés de « taxer » pour regarder la télé.
Il me semble que la gauche a dans son panier d’engagements
une réforme de la fiscalité. Il me semble que parmi les premiers points à
prendre en compte serait la suppression d’une multitude de taxes (rappel :
une taxe est associée à une dépense et est payée pour service rendu, dans le
droit français, le mot "Taxe" dans "TVA" étant un abus de langage voire une erreur de législateurs en état d'ébriété) et de redevances directes au profit des impôts qui alimentent
globalement les recettes de l’état ou des collectivités diverses. Le tout
aurait pour mérite de rendre la fiscalité lisible et – peut-être, mais rien n’empêche
de rêver – efficace.
Il faut arrêter d’empiler ces taxes et contributions
directes surtout dans le domaine de l’informatique : on ne sait pas comment
va évoluer le monde et les nouvelles technologies…
Et arrêter de tortiller du cul pour chier droit.Je remercie le gouvernement de ne pas m'obliger à défendre des conneries pendant cinq ans, je vais vite être fatigué, surtout qu'on ne devrait pas tarder à débattre de la licence globale, ce qui est incompréhensible par le commun des mortels, qui s'en fout comme de la première fois où il s'est endormi devant une émission du service public.


Commenter cet article