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Ma mère a une alarme, chez elle, reliée à une société de
surveillance… via GSM. Autant dire que, vendredi, lors de la longue panne d’Orange,
sa maison n’était probablement plus surveillée. Ainsi, par delà le fait que
tous les clients d’Orange ont été emmerdés (moi le premier, j’ai du passer une
heure sans Internet, c’est abominable), les conséquences d’une panne de réseau
sont très variées. Cet article en reprend quelques
unes.
Par exemple, les châteaux d’eau sont régulés par SMS. Quelques
heures de plus de panne et on n’aurait plus eu d’eau (je devrais pouvoir
survivre mais j’aime bien qu’on me rince le verre, à l’occasion).
Je travaille moi-même dans l’informatique. Si une telle
panne devait arriver sur les serveurs dont j’ai la charge, les conséquences
seraient énormes. En clair, vous ne pourriez plus utiliser votre carte pour
tirer du pognon ou vous seriez bloqué à la caisse du supermarché en réglant vos
achats. Mais une telle panne n’arrive pas dans mon domaine, ou, du moins, elle
ne dépasse jamais quelques minutes. Au pire, si tous nos serveurs étaient
détruits simultanément (ce qui pourrait difficilement arriver), des systèmes de
secours externalisés seraient activés en quelques minutes.
Ainsi, la panne d’orange est très surprenante. On aura beau
me démontrer par A + B qu’elle pouvait arriver, on ne pourra m’empêcher de
penser qu’il y à la base, une grave erreur de conception ou un gros manque d’investissement,
même si Stéphane Richard, le big boss, jure
du contraire. Au mieux, ce brave homme est berné par ses équipes
techniques. « Cet incident inédit par son
ampleur est "lié à un dysfonctionnement logiciel ayant affecté un type
d'équipement très particulier qui a eu cet effet très important parce que c'est
un équipement du cœur de réseau". »
Polope ! Il n’est pas imaginable que des systèmes de
sécurité n’aient pas détecté plus rapidement la panne (les clients l’ont bien
fait, eux…) et qu’un quelconque système de secours n’ait pas pu être activé.
Il est donc important qu’Orange bosse sérieusement pour
éviter que ce genre de pataquès puisse se reproduire.
Les conséquences de cette panne auraient pu être très
graves, on imagine des chirurgiens ne pouvant pas être contactés pour des
opérations d’urgence, le système de régulation des autoroutes foutu en l’air le
jour d’un départ en vacances, voire pire comme un patron de bistro ne pouvant
pas appeler ses confrères pour leur demander s’ils ont une bouteille de gaz,
pour la bière pression, en rab parce que sa réserve vient de rendre l’âme.
Stéphane Richard propose d’indemniser les usagers à hauteur
d’une journée de gratuité. Je m’en fous : j’ai tout illimité. La plupart
des clients ont des forfaits. La seule indemnisation possible est d’offrir un
mois de gratuité sinon c’est du foutage de gueule.
Mais je ne veux pas être indemnisé : si je paie un
forfait tous les mois depuis plus de dix ans, c’est pour avoir un service qui
marche. Je veux bien tolérer que le réseau soit saturé le 31 décembre à minuit,
je ne veux pas qu’il tombe en panne près de 12 heures un vendredi après-midi.
On ne m’ôtera pas de l’esprit qu’il y a eu un grave
manquement dans le système informatique d’Orange et d’une manière générale à la
tête de cette honorable maison.
Le gouvernement va recevoir Stéphane Richard, la semaine
prochaine.
Il va remettre sa démission ?


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