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Faut-il se méfier de Borloo qui dort ?
Je suis atterré. Le quotidien
gratuit que j'ai lu ce matin ne mentionne pas le nouveau parti de Jean-Louis
Borloo, le Centre Uni et Large ou l'Union des Démocrates Indépendants, je ne
sais plus (l'acronyme ne me dit rien). Une grande partie des citoyens ne sera
informée de cette nouvelle majeure dans le paysage politique Français de cet
été.
Cela étant, ne nous affolons pas. Le congrès fondateur aura
lieu en 2013. De fait, nous ne pouvons pas vous dire de quoi il s'agit
précisément et devons nous contenter de dire des bêtises, ce qui ne nous gêne
pas plus que ça.
C'est une espèce de nouvelle UDF qui réunit des partis du
centre ou leurs militants. Le noyau dur est constitué autour du Parti Radical
Valoisien (oui, c'est encore son nom officiel) et du Nouveau Centre ainsi que
d'autres officine dont nous avons oublié le nom ce qui n'est pas trop grave vu
que nous nous en foutons à peu près autant que de la première soubrette que
Louis XIV a passé à la casserole.
Il y a même des lascars issus du Modem comme Alain Dolium
qui était la tête de liste de ce parti pour les Régionales de 2010. D'après nos
informateurs bien informés (par Google), François Bayrou, qui ne sera pas
candidat à la Présidentielle de 2017, regarderait cette opération avec un œil
bienveillant ce qui ne veut pas dire grand chose.
Ce qu'il y a de plus drôle, dans ce parti, c'est le nom.
Union des Démocrates et Indépendants. Ils s'approprient le mot
"démocrates" que certains, comme le dit Bayrou, voudrait qu'il soit
associé au mot "centre" dans l'imaginaire populaire et électoral.
C'est surtout le mot indépendant qui prête à rire puisqu'on imagine ce parti se
livrer à toutes les contorsions possibles pour que l'UMP leur laisse quelques
strapontins électoraux. Tiens ! La Présidentielle de 2017 ! On imagine assez
bien que Jean-Louis Borloo et Hervé Morin auront à peu près les mêmes
candidatures qu'en 2012. Ils se retireront dès 2016 sous de nombreux prétextes
(le mieux est de dire qu'ils se retrouveront dans le projet de François Fillon
qui gagnera les primaires) quand ils auront constaté qu'ils risquent fort de ne
pas dépasser les 3% ou que Marine Le Pen pourrait bien être au second
tour.
Nous avons donc un parti qui va tout faire pour que l'UMP
gagne toutes les prochaines échéances électorales pour pouvoir survivre mais
qui se présente comme étant indépendant.
Peut être qu'un jour les centristes de droite
comprendront-t-ils que la grosse connerie qu'ils ont faite, c'est de participer
à l'UMP, en 2002. Parti qui a perdu la plupart des élections intermédiaires...
et les dernières échéances nationales.
Souhaitons-leur bon vent ! Je suis persuadé qu'ils nous
offrirons quelques matières à rigolades.
Pour l’instant, quelques informations sérieuses.
Alain Dolium dont je parlais est nommé « délégué national
démocratie et nouvelles technologies ». Ca tombe bien, il me followe dans
Twitter. Hervé Morin sera à la tête du Conseil National. On a compris que cette
instance ne servira à rien : c’est Jean-Louis Borloo, le patron.
La nouvelle du jour est que Louis Giscard d’Estaing. Il
quitte l’UMP pour rentrer à l’UDI. Ca s’arrose : je vais illustrer ce
billet avec sa photo.


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