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Je suis arrivé à l’Amandine vers 19h20. Corinne et sa mère
étaient à leurs places respectives, Mamie à la table la plus proche du comptoir
près de Corinne sur son tabouret. Jenny et son mec étaient près de la caisse. Ma place habituelle, à gauche de Corinne occupée, je me suis mis de l’autre côté, dans l’angle du comptoir.
Je suis sorti pour passer un coup de fil. A mon retour, un
lascar avait pris ma place. Il a fallu que je me faufile pour en trouver une
autre. Le comptoir s’est vidé subitement vers 20h15. Ramdane est arrivé. Le temps
de boire un verre, il a fallu que je parte, Tonnégrande devait m’attendre à la
Comète.
L’Aéro était fermé. Tonnégrande était parti. Deux clientes
mangeaient devant le comptoir. Deux pochetrons picolaient sur la petite
terrasse à côté de la porte. Le désert.
Le serveur s’emmerdait comme un rat mort. Sa seule occupation : virer les deux ivrognes, l’un ayant cassé un verre. Les deux clientes sont
parties.
J’étais seul. Etrangement. Ca arrive souvent que je sois
sans ma bande mais que je sois le seul client des bistros et restos du quartier
est rare. Il n’y avait personne dans les rues. Guillaume, le serveur, a
commencé à ranger la terrasse, tâche particulièrement ingrate quand elle n’a
pas servi. Au moins, ça me faisait un peu d’animation.
Ca fait quatre ans que la nouvelle Comète est ouverte, je n’avais
jamais vu ça.


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