/http%3A%2F%2F1.bp.blogspot.com%2F-zVTr-bRLx_w%2FT9s2pgDDmqI%2FAAAAAAAAB5s%2FfpoutG--V8I%2Fs72-c%2Fnouvelobs-cover.jpg)
Je ne connais pas les résultats de l’élection de dimanche
mais les derniers sondages montrent qu’il y a lieu d’être optimistes (si on n’est
supporter du PS…). La majorité absolue est à portée de main (et les gens de la
troisième circonscription des Côtes d’Armor ne doivent pas oublier de voter
pour Loïc Cauret). Le fameux tweet de Valérie Trierweiler n’aura eu aucun effet
sur cette élection.
A la limite, l’effet est positif pour les socialos :
les clowns de l’UMP auront été totalement inaudibles pendant deux ou trois
jours.
Daniel Schneidermann a bien raison de se foutre de la gueule
des médias et de certains « observateurs », dans une chronique de Rue 89.
Les électeurs ne sont pas des quiches et je connais beaucoup
de clowns qui feraient mieux d’aller au bistro plutôt que de passer à chercher
à diffuser le scoop ou l’analyse du siècle dans leurs blogs ou, plutôt, dans
Twitter : 140 caractères suffisent souvent à exprimer des idées quand on n’en
a pas.
A titre personnel, je désapprouve le tweet en question mais
je n’ai pas à juger Madame Trierweiler qui est une citoyenne comme moi. Elle a
un statut conjugal qui l’oblige à avoir des bureaux à l’Elysée mais, pour le
reste, elle est une citoyenne qui pense et fait ce qu’elle veut. Un tweet reste
un tweet. J’espère que, la prochaine fois, elle pensera un peu plus aux
conséquences. Elle est liée au Président de la République, quand même, donc
nécessairement aux électeurs et aux militants qui l’ont poussé là. Ils n'attendaient
pas d’être ainsi désavoués mais qui n'ont pas à juger des agissements des autres. Amen.
J’aurais souhaité que Ségolène Royal soit élue mais ça ne
sera pas le cas : son adversaire est soutenu par des socialistes locaux et
une partie de la droite. Olivier Falorni ne pourra pas être fier de sa victoire
qu’il trainera comme un boulet jusqu’à sa retraite. Amen aussi.
En fait, le tweet aura
peut-être rendu service à Ségolène Royal (électoralement, uniquement, parce que
sur le plan de la vie privée, heu…) en lui rendant un capital sympathie. Amen encore.
Toujours est-il que les blogs et Twitter (et la presse, voir
l’article de Daniel Scheidermann) ont laissé défiler des ramassis d’âneries. Les
blogueurs et twittos sortant des analyses à deux balles ne se rendaient même
pas compte qu’ils ne faisaient que taper contre leur camp et qu’ils étaient
autant nuisibles qu’un simple tweet, qu’ils contribuaient à encourager les
journaux à changer leurs titres, leurs unes, leurs émissions.
J’en ai lu des singeries comme : « ça risque de nous faire perdre » ou « voilà, François Hollande s’était forgé une image, tout est
retombé à cause de sa compagne ».
Raté. Les blogueurs et twittos se sont plantés. Les
journalistes aussi.
Les électeurs se foutent totalement de ce que peut dire la
compagne du Président de la République. Les observateurs n’ont strictement rien
compris mais ne se privent pas de nous donner des leçons à propos de ce qu’ils
pensent.
Tout le monde se fout des tweets de Madame Treiweiler.
La Présidence normale est en marche et c’est heureux.
Encore faut-il donner une majorité au changement, dimanche.


Commenter cet article