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Je dois avouer que je ne comprends pas l’UMP. Je n’ai pas l’habitude
de défendre Roselyne Bachelot (pourtant, j’en disais vaguement du bien la
semaine dernière) ni Nathalie Kosciusko-Morizet mais elles s’en prennent plein
la poire pour oser, l’une demander à « étudier l’inventaire » de l’UMP,
l’autre critiquer ouvertement la stratégie de droitisation qui a entrainé l’échec
de l’UMP aux dernières élections.
L’UMP ne gagnera pas d’élections si les dirigeants et les
militants ne se posent pas de question.
C’est un travail qu’avait fait le Parti Socialiste, en 2002
et 2007 (j’ai oublié 1995…), même s’il s’est fait dans la douleur et même si
aucune conclusion formelle n’en a été tirée. A posteriori, maintenant qu’on a
gagné, on pourrait même en rigoler, mais ça serait méchant…
On trouvera dans Le
Parisien, par exemple, les propos de Madame Bachelot. « "Je suis terrorisée à l'idée qu'on puisse ne pas
faire ce travail" de remise en cause. "Il y a des voix - au nom
d'affections que je peux comprendre - qui disent: surtout il faut mettre la
poussière sous le tapis, qui pensent même que si on avait huit jours de
campagne en plus, on aurait gagné cette campagne présidentielle". Elle-même
"constate un paysage politique où on a perdu les municipales, le conseil général,
les régions, la présidentielle, le Sénat, les législatives. On ne va pas dire
qu'il y a un hasard à tout cela". Interrogée sur les responsabilités, Mme
Bachelot a observé que Nicolas Sarkozy avait "lui-même dit: +je serai seul
comptable de la défaite, je l'assumerai complètement+. Dont acte, c'est lui
notre chef, c'est lui qui a choisi la ligne". "Je pense que cette
ligne idéologique n'était pas bonne sur le fond, je ne la partage pas, et puis
elle a été finalement une erreur sur le résultat", a insisté Mme Bachelot. »
On lira NKM dans 20minutes,
par exemple. « «Je défends tout ce qu'on a fait
pendant la campagne», «je suis d'un tempérament loyal et toutes les
propositions que j'ai portées au nom de Nicolas Sarkozy, je les revendique». «J'ai
regretté, dans la médiatisation de la campagne, on se laisse enfermer dans un
discours» de droitisation, a-t-elle dit. «Nous nous sommes laissé caricaturer» »
Les deux ont soutenu le candidat mais regrettent la
droitisation. Personnellement, je ne la regrette pas, je m’en fous. Il se
trouve que Nicolas Sarkozy a échoué, mais, il faut le reconnaître, de bien
moins que ce que laissaient entendre les sondages et que ce l’on pouvait
espérer, tant on le voyait comme un repoussoir. Depuis la fin de la primaire
des socialos, aucun
sondage n’a donné à François Hollande un score inférieur à 52,5% et il a
terminé à 51,64% (en 2007, aussi, l’écart s’était resserré sur la fin).
Jean-François Copé se dit choqué par les propos des
anciennes ministres. Il fait ce qu’il veut.
Les deux dames ont reçu le
soutien de Jean-Pierre Raffarin.
La situation est compliquée. Valérie Pécresse, par exemple,
qui soutient François Fillon, critique NKM. Benoist Apparu, proche de Alain
Juppé, pense qu’il faut prendre du recul pour analyser « où [ils ont] pêché ».
Je souhaite bien du courage aux électeurs de droite…


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