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Ils sont quelques uns, comme ça. Ils sont dans Twitter, dans
leurs blogs et n’ont qu’une vocation : adopter des postures et chier sur
les autres ! Tiens ! CSP, cette nuit, à jeté ce jugement sur
mon dernier billet.
Voir l’illustration. : « Quand
j'ai envie de me sentir brillamment intelligent et sophistiqué, je vais lire ça
http://www.jegoun.net/2012/08/le-retour-de-meluche.html#comment-form … »
Je serais particulière flatté si j’écrivais pour rendre les
andouilles brillamment intelligente et sophistiquée mais je n’écris pas pour
ça. J’écris pour me faire plaisir.
Il n’est pas le seul ! Tiens ! Volgesong écrivait,
hier : « Lire les tweets d'Anne Sinclair.
Se dire que finalement la blogosphère ce sont des intellos. » Libre
à lui de se sentir plus intelligent et sophistiqué que l’intégralité des autres
blogueurs mais quels blogueurs se prennent pour des intellos ?
Ce phénomène m’amuse depuis quelques temps mais c’est la
conclusion d’unbillet de Didier Goux qui me fait réagir. Dans le billet, il évoque… heu…
allez lire. La conclusion est : « Le
blogueur n'est même pas un écrivain en bâtiment. C'est un simple imposteur.
Nous sommes des imposteurs. » Je ne suis pas un imposteur. Je ne me
suis jamais pris pour un écrivain. Je ne suis qu’un blogueur, un membre d’un
réseau social qui papote avec des copains. Si mes billets sont repris, à l’occasion,
par des « grands médias » c’est uniquement parce que je n’ai aucune
raison de ne pas diffuser mon immonde propagande "sociale traître".
Je suis un blogueur. Comme environ 400 000 autres
lascars en France.
Je ne suis pas un écrivain.
Je ne suis pas un journaliste ou un éditorialiste. Je ne me
suis jamais pris comme tel. Je n’ai jamais rêvé de l’être.
Après avoir rédigé un billet, j’appuie sur la touche « publier »
sans avoir l’impression de soumettre ma copie à un rédacteur en chef… ou à un
professeur de philosophie, de français, d’économie, … qui aura la lourde tâche
de me noter.
C’est amusant de constater que de si vieux acteurs de la
blogosphère n’arrivent pas à comprendre ce qu’elle est.
Pour ma part, quand un blog ne me plait pas, je ne le lis
pas. Je ne jette pas des jugements péremptoires à propos de billets. Eventuellement,
je fais un billet avec mes arguments, parce que j’ai envie.
En fait, quand j’appuie sur cette touche « publier »,
je tourne la page. Je passe à autre chose. Présentement, je vais prendre une
douche, vider ma voiture de location,
remonter mes affaires à la maison, prendre un café à la Comète et restituer la
voiture en question. Ce qui est d’ailleurs une grosse connerie puisqu’il m’en
faudra louer une autre le week-end prochain pour aller à l’Université d’Eté du
Parti Socialiste, surtout pour voir la partie de ma famille qui habite La
Rochelle, beaucoup pour rigoler avec les copains, un peu pour savoure l’ambiance
décontractée et, si l’occasion se présente, écouter les discours de ces braves
gens à la tribune…
Après avoir rendu la voiture en question, je vais repasser à la maison lancer une deuxième lessive et puis aller
boire un coup à l’Amandine, discuter avec Michel et le vieux Jacques que je n’ai
pas vus depuis une quinzaine de jours. Peut-être y aura-t-il Patrice et deux ou
trois autres andouilles appréciées. Tonnégrande, tiens ! Quinze jours à
échanger par SMS… Ca fait un peu ringard.
Mais ça nous permet de garder nos jugements péremptoires
bien pour nous et de ne jamais avoir l’impression de faire de la littérature.
Je ne suis pas un écrivain. Je ne suis même pas un éditorialiste refoulé. Les gens, revenez sur terre.


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