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Les dix commandements de Google+
Facebook est dans les choux. Google+ a un an et pourrait profiter de la couille qui affecte son malheureux concurrent même si cette couille risque bien d’être récupérée par des censeurs divers. Toujours est-il que je disais ce matin (comme à peu près toutes les semaines, d’ailleurs, je radote un peu mais tant que je ne sucre pas les fraises, je continue) qu’il ne faut pas recommencer avec Google+ les mêmes erreurs qu’avec les autres réseaux sociaux, y compris les blogs d’ailleurs.Premier commandement : tu ne diffuseras que de l’information originale. Nous ne sommes pas dans Twitter, il ne s’agit pas d’être le premier à diffuser une information. Arnaud, tu as diffusé, ce matin, un billet de ton blog à propos du verdict de la Cour de Cassation dans l’affaire Erica. L’information, certes importante, était en une de Google News, hier et dans la presse ce matin. Crois-tu que tes lecteurs en auront quelque chose à faire ?Deuxième commandement : blogueur, tu ne diffuseras pas tes billets de blog dans ta page personnelle. Tu t’es fait la plupart de tes potes Google+ par l’intermédiaire des blogs. Tes copains sont abonnés à ton blog, probablement avec Google Reader. Pas besoin de leur filer une nouvelle fois l’information. Pour d’autres lecteurs potentiels, tu peux créer une page spécifique.Bembelly, tu as diffusé, ce matin, ton billet d’hier. Je l’ai vu dans Twitter quand j’étais au comptoir et dans mes abonnements Google Reader ce matin.Des exceptions sont tolérées. Ce billet, par exemple, aurait toute sa place dans mon flux non pas pour sa qualité exceptionnelle mais pour le fait qu’il parle de Google+ et est donc susceptible d’intéresser les utilisateurs de Google+.Troisième commandement : blogueur, tu ne diffuseras pas des billets de tes copains blogueurs sauf s’ils sont exceptionnels. Tu ne feras pas de « +1 » de complaisance ; tu feras des « +1 » pour les bons billets.Avec Twitter, on a pris des mauvaises habitudes. On remplit les TL des gens avec des informations sans intérêt. Comme ils le savent car ils nous connaissent, ils ne cliquent pas. Ce matin, dans Google+, j’ai diffusé ce billet de mon copain Styven parce que, outre le fait qu’il me parait intéressant (et ahurissant !), il concerne un secteur que je n’évoque jamais donc pourrait titiller mes lecteurs et mes abonnés (les gens dont je suis dans les cercles, pardon) ne connaissent probablement pas, pour la plupart, le lascar et ne sont pas abonnés à son blog.Quatrième commandement : tu n’utiliseras pas Google+ pour parler à quelqu’un. Tu pourras bien entendu parler avec les gens avec les fonctions spécifiques de Google+ comme les Hangmachin ou le « chat », mais pas sur le mur public. Les mails sont faits pour ça…Tu pourrais, évidemment, envoyer une publication en restreignant sa publication à un seul lascar mais n’oublie pas les déboires de Facebook…Cinquième commandement : à chaque nouvelle publication, tu vérifieras les « destinataires ».Je me doute que tu es fier de tes enfants. Mais penses-tu réellement que les photos de tes mômes découvrant tes cadeaux à Noël intéressent quelqu’un d’autre que ta mère et ta belle-mère ?Sixième commandement : tu ne feras plus d’une ou deux publications légères par jour. Tu ne voudrais pas que Google+ ressemble à Twitter, non ? Utilise les conversations, ne lance pas des sujets dans tous les sens, même s’ils te paraissent sérieux.Septième commandement : tu ne diffuseras pas de photos de ta vie de tous les jours. C’est en fait pareil que le sixième commandement.Sur Twitter, je diffuse régulièrement la photo du plat que je suis en train de manger : ça n’a aucun intérêt et sur Google+, ça polluerait.Lors de la sortie de la première application Google+ pour smartphones, on gueulait parce qu’on n’avait pas la possibilité de mettre des photos prises sur le vif. On avait tort. C’était génial. C’est dommage que Google se soit cru obligé de la rajouter dans la dernière version.La gestion des albums photos me semble un peu bordélique (voir mon dernier billet). Il n’empêche qu’avant de diffuser des photos, tu les rangeras bien par album (la fonction drag en drop est très bien faite pour ajouter des photos à un album) et tu ne le publieras qu’après. Tu as le droit de faire un album et de ne pas le partager immédiatement.Huitième commandement : tu ne prendras pas pour un photographe. Ca fera plaisir à Seb. Je suis fatigué de voir des photos « Instagram » (ou autre, directement Facebook et Twitter, par exemple), de la part de gens qui se prennent pour des artistes mais sont incapable de faire un cadrage correct (de fait à peu près impossible à faire avec un smartphone, l’écran étant illisible quand il y a du soleil).Neuvième commandement : quand tu publieras des articles, tu soigneras le paragraphe introductif quitte à ne rien faire si la partie reprise « en dessous » est suffisamment explicite.Je vais stigmatiser Antoine. Je stigmatise beaucoup de monde, aujourd’hui, mais ça tombe sur eux par hasard. Toujours est-il qu’il vient de faire une publication avec comme présentation : « Une initiative très intéressante ». Voir l’illustration. Outre le fait que j’espère qu’il ne publie pas des trucs qui ne servent à rien, il aurait pu décrire brièvement de quoi il s’agit d’autant que la partie de l’article reprise ne donne pas beaucoup d’indications. Du coup, je ne clique pas. Dixième commandement : tu feras ce que tu voudras. Les conseils sont faits pour ne pas être respectés et un réseau social est là pour passer ses loisirs. Il n’empêche qu’il ne serait pas totalement idiot que tu penses à tes « abonnés », quitte à créer un cercle spécifique pour les gens avec qui tu comptes déconner.Ca serait ballot qu’on te retire de cercles uniquement parce que tu causes trop.Pour ma part, il m’arrive de passer plusieurs mois sans rien diffuser et personne ne s’en porte plus mal. Mon truc, c’est de produire du contenu et de lire celui produit par les copains, pas d’aller chercher de l’information. Chacun son truc…


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