Modifier les élections en France ?
Encore une semaine puis 18 mois de calme.
2007 : Présidentielle. 2008 : Municipales, Cantonales et Sénatoriales.
2009 : Européennes. 2010 : Régionales. 2011 : Cantonales et
Sénatoriales (plus la primaire du PS). Depuis 2006 (et encore, pas pour les
Français de l’étranger), nous n’avons pas eu une année sans élection. Aucun
scrutin n’est prévu en 2013. En 2014, nous aurons un tas de trucs mais on ne
sait pas encore quoi (officiellement : Territoriales, Municipales et
Européenne, mais le calendrier pourrait être allégé, comme en 2007, et la
réforme territoriale devrait être annulée).
Le calendrier électoral est trop lourd. On voit toujours les
mêmes têtes, à la télé, les mêmes festivals d’interventions pleines de mauvaise
fois, …
On se demande pourquoi il y a beaucoup d’abstentions… Peut-être
y a-t-il trop de scrutins ?
Pour ceux qui s’intéressent à la politique, ces élections
sont usantes.
Ce sont les Elections Européennes qui sont le pire. Le taux
d’abstention frôlait les 60% en 2009. Le découpage des listes en 8 « grandes
régions » a rendu ce scrutin totalement illisible. En quoi ces grandes
régions fictives auraient-elles le moindre intérêt à être représentées au
niveau de l’Europe ? En quoi pourraient-elles y représenter la France ?
Ces élections ont souvent servi de défouloir ave la baffe infligée à Nicolas
Sarkozy en 1999 ou le score incroyable en 1994
Ensuite, ce sont probablement les Cantonales qui intéressent
le moins les électeurs (une abstention également proche de 60%, en 2011). Il
faudrait faire un sondage et demander aux électeurs à quoi serveurs leurs conseillers
généraux… Et s’ils savent qu’ils siègent aux Départements, quelles sont les
attributions de ces départements…
Les électeurs se foutent également des régionales, où l’abstention
frôlait les 50% en 2010. Le seul débat portait sur les transports (personne ne connaît
les autres attributions de la région, à part, peut-être, la gestion des
lycées).
Le taux d’abstention aux Cantonales a toujours été
relativement élevé. Mais l’évolution de la participation aux Régionales et
Européennes est une catastrophe.
L’évolution pour les législatives est beaucoup moins
importante mais il y a une dérive continue entamée en 1981. En outre, au cours de ses élections, on aborde très peu le fond... Un collègue qui habite dans la circonscription de Nicolas Dupont-Aignan me disait qu'il avait axé toute sa campagne sur la problématique des transports, qui n'a strictement rien à voir avec les Législatives...
Pour les Présidentielles et les municipales, la situation
est meilleure, il n’y a pas une évolution catastrophique récente.
Il parait que François Hollande va lancer une consultation
auprès des partis politiques à propos d’une réforme autour du financement des
partis, des « 500 signatures » et du calendrier des législatives. Le
PS doit également travailler sur l’annulation de la réforme territoriale.
Je pense qu’il faut inclure toutes les élections dans cette
concertation.
Par exemple, les « cantons » ne servent plus à grand-chose
d’autant que les « communautés d’agglomération » se développent. Je
pense qu’ils doivent être supprimés, de même que les grandes régions des
Européennes. La réforme territoriale à annuler avait un avantage :
diminuer le nombre de scrutins. Peut-être faut-il effectivement coupler les
élections régionales et « départementales » (organiser les élections
les mêmes jours mais sur des listes différentes) ? Peut-être faut-il
changer les scrutins et les faire tous les cinq ans, la même année que les
Européennes (les premier et deuxième trimestres seraient réservés respectivement
aux deux scrutins) ? Peut-être faut-il faire les législatives le même jour que la Présidentielle (avec 15 jours
entre les deux tours, tant pis pour la tradition) et supprimer la possibilité
pour le Président de procéder à une dissolution sans lui-même démissionner ?
Des pistes ?


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