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Intéresser les gens à la politique ?
En répondant à un commentaire,
chez moi, un de ces braves gens récalcitrant à toute avancée de la construction
européenne sans référendum, une idée étrange m'est venue. En 2005,
ils avaient fait les pires prévisions et le pire est arrivé alors qu'ils ont
gagné, ces partisans du non.
Je dis bien que mon idée est étrange et il serait alors
facile de me demander, en réponse, ce qu’il se serait passé si le oui avait
gagné. Rien. Un traité foireux nous a été imposé par la suite. Et un deuxième
l'est maintenant ; il faut le ratifier. Nous avons construit une monnaie unique
avec les pays voisins. Il faut respecter les négociations faites pour avancer
(le blocage n'avancera à rien et les pays dans la merde le seront encore
plus).
Comme me disait Apolline, hier, le Président sorti aurait pu
consulter le peuple avant de signer le texte. Le mal est fait ou presque. On
pourrait aussi tout bloquer. Tout vient du traité initial, celui de 92. On
s'est fait avoir en beauté.
Bref... Ne négocions pas sur ces points : vous avez le
droit de ne pas être d’accord et on ne va pas recommencer une énième discussion
stérile.
Mon billet de ce matin portait sur un peu tout (j'ai eu mal
à trouver un titre, c'est un signe qui ne trompe pas). Romain a commenté : « Cette histoire de référendum sur tout montre la passivité
forte des gens: on ne s'implique dans rien mais par contre, de façon
ponctuelle, on veut bien pousser le bouton oui ou non sur un référendum... »
Un commentateur (abruti mais ce n'est pas grave) a commenté
en disant : « C'est vrai ça, il faudrait qu'ils
s'impliquent plus dans la vie politique. Par exemple en allant voter une fois
tous les 5 ans et en les faisant taire entre deux. Oh wait... »
C'est lui que je citais en début
de billet et à qui je voulais répondre « ah ben
tu devrais être content, tu as gagné en 2005 ! ».
On a vachement intéressé les gens à la politique.
Deux après, la gauche était laminée. Surtout la gauche de la
gauche, d'ailleurs... En tout, environ 36% au second tour. À peu près 10% pour
les forces hors Parti Socialiste. Heureusement que Ségolène Royal était là.
Ils avaient réussi à intéresser les gens à la politique et
ils en sont fiers maintenant. Lors de l’élection présidentielle suivante, les
trois principaux candidats, tous partisans du « oui » recueillaient près
de 75% des suffrages.
Et ils viennent expliquer dans les commentaires de mon blog
la meilleure solution pour que les gens s’intéressent à la politique.


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