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Sont cons, les jeunes ! Et moi, heu...
En face du 1880, à Loudéac, il y avait une agence du Crédit Agricole, ce qui était bien pratique pour aller chercher du pognon pour régler la note. Elle a fermé il y a quelques mois. Ça oblige à s'organiser vu qu'il n'y a plus de distributeur de billets dans le coin.
J'avais l'habitude de faire un billet avec l'iPhone dans le TGV quand je ne rentrais pas en voiture. J'ai oublié. Je le fais donc du comptoir.
Récemment, on a appris que des architectes allaient prendre les locaux de la banque. J'ignore s'ils vont mettre un distributeur de billets mais ça m'étonnerait.
Le propriétaire a décidé de faire des travaux en attendant l'ouverture.
J'étais assis en terrasse, contrairement à mes principes, à faire le con dans twitter quand des gamins sont sortis fumer une cigarette. Je dis des gamins parce qu'ils ont 25 ans de moins que moi. Rien de méchant.
Une greluche, regardant le bâtiment : "ah ! C'est moche ce qu'ils ont fait !". Moi : "Connasse ! Ils ont uniquement enlever les ardoises pour les remplacer !"
Voir la photo.
Ça m'a échappé et ça ne va pas arranger l'ambiance dans le bistro ou il n'y a quasiment personne : tous les clients habituels sont soit en vacances soit aux Vieilles Charrues.
Comme un con, je suis rentré au patelin le seul jour de l'année où il n'y a personne dans le bourg.
Pire demain le patron du 1880 est au festival, aussi : bistro fermé. Il me reste moins de 24 heures pour trouver un bistro de secours.
À part ça, le boulanger qui fournit la Comète a été obligé de fermer pour les vacances plus tôt que prévu, un mitron et un pâtissier étant en arrêt maladie. Du coup, il n'y avait rien à bouffer ce matin à la Comète.
Arrivé à Montparnasse, je constate que je n'avais plus que 10 euros sur moi. Je cherche un distributeur de billets dans la gare. Il n'y en a pas. Toujours le même problème.
Je calcule dans ma tête et décide d'acheter un sandwich et une bouteille d'eau (oui...). Je craque. Je mange le sandwich sur place à 10h50. Je ne me précipite pas pour boire l'eau, par contre.
Dans le train j'avais faim mais n'avais pas la possibilité de manger... Du coup j'ai bu la bouteille d'eau pour me remplir l'estomac.
Il était temps que j'arrive à Loudéac pour bouffer un peu... après avoir pissé en urgence.
Et je n'ai toujours pas de bistro pour demain soir.


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