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Au cours du mois de juillet, j’ai entendu des élus de droite
ronchonner parce qu’il n’y avait pas assez de texte à étudier au cours de la
session extraordinaire du parlement. A l’instant, je viens de tomber sur des
propos de André Chassaigne, chef de file des députés du Front de Gauche :
« Nous attendons beaucoup du projet de loi de
finances 2013 sur lequel nous serons très offensifs en portant, en particulier,
nos propositions en vue d'une grande réforme de la fiscalité. » J’attends
moi-même beaucoup de cette réforme fiscale mais je ne suis pas persuadé que
tout doit être décidé en octobre 2012 pour le budget 2013… Il a ajouté : « Il aurait fallu, au regard de l'urgence, prendre
immédiatement des mesures législatives fortes, et en particulier (faire voter,
NDLR) la proposition de loi que nous avons faite sur l'interdiction des
licenciements boursiers. »
J’entendais un cadre de l’UMP, ce matin, expliquer qu’on n’allait
pas assez vite, que le problème était urgent… Je pourrais lui renvoyer ça dans
les dents : pourquoi ne pas avoir agi quand ils étaient au pouvoir. C’est
d’autant plus rigolo que Bernard Accoyer a dit, je crois, que la session
parlementaire avait été inutile… et qu’elle n’avait abouti qu’à trouver 7
milliards de recette supplémentaires ! Le désendettement et le
rétablissement des comptes étaient pourtant une urgence il y a quelques temps.
Mon billet de ce matin portait justement sur la réforme
fiscale : on ne peut pas la faire en cinq minutes. Il y a un gros travail à
faire par le législateur, auparavant et ensuite, un gros travail de mise en
place par les fonctionnaires concernés, notamment à l’informatique des finances,
voire les systèmes de paie et de facturation des entreprises.
En outre, avec les commentateurs (ceux qui ne sont pas en
vacances), on a un peu discuté de ça. Il en ressort aussi que la gauche n’a pas
intérêt à faire les augmentations de la CSG avant les importantes élections
locales de 2014… De plus, cette réforme ne passera qu’avec un peu d’explications
aux électeurs…
Il faut travailler calmement pour essayer d’avoir un
résultat cohérent…
Ceci ne concerne pas uniquement les finances… Mes camarades
de gauche ronchonnaient, en juillet, quand un amendement visant à rendre « fiscalisables »
les indemnités non justifiées des députés. Pourquoi se précipiter ? Nous
avons, à la rentrée, une grosse réforme qui va toucher les élus : la
suppression de la réforme territoriale et les nouveaux modes d’élections des Conseillers
Généraux. Nous avons ensuite une grosse loi sur le statut des élus, notamment,
selon les résultats des travaux de la Commission Jospin, avec, probablement, l’interdiction
du cumul des mandats, qui aura un impact sur les revenus des élus.
Faisons les réformes les unes après les autres, avec une
vision globale, à plus ou moins long terme.
Les Français en ont assez de ces travaux dans l’urgence. On
vit depuis cinq ans dans la précipitation, avec une actualité politique
beaucoup trop forte, entre les débats inutiles sur l’Islam et les ennuis de
DSK, sans compter une année pleine avec la primaire du PS, l’amplification de
la crise de la dette avec les ennuis de la Grèce, la Présidentielle, les
législatives, …
Jacques Etienne se foutait de ma gueule, ce matin, du fait
que je trouve l’actualité
politique vide. Je vais le rassurer : c’est uniquement en tant que
blogueur politique ! Je suis incapable de trouver des idées pour
intéresser mes lecteurs. Sur mes six derniers billets, aucun n’a atteint les
400 lecteurs (selon mon hébergeur). Même si ça pourra impressionner des
blogueurs mon anciens que moi, je vous assure que c’est dérisoire.
Par contre, en tant que citoyen, je me réjouis de ce calme.
Ceux qui aiment le sport peuvent s’intéresser aux JO et moi je peux bricoler
avec Google+ et préparer mes vacances !
Pourquoi réclamer de l’urgence ?
N.B. : je prépare moi-même ce billet dans l'urgence, notre réseau va être arrêté pour la nuit dans les toutes prochaines minutes, je procède par à coups successifs.
(photo)


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